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Oct 25

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Europe : « Nous avons un Plan B »

 Macron prétend « refonder l’Europe ». C’était le mot d’ordre du Front de gauche en 2014. Il suivait le « changer l’Europe » de 2009. Clairement le message ne fut pas entendu par ceux à qui il s’adressait ! Le score fut très médiocre : 6,5% nationalement. D’aucuns s’en contentèrent puisqu’ils en tiraient tous les avantages matériels. Nous, nous n’avons jamais renoncé à peser sur les évènements.


Nous avons donc fait un bilan et cherché d’autres pistes pour déployer la bataille. Sur la base de ce constat, nous avons initié une autre logique d’action que nous avons appelé « plan A / plan B » qui consiste à offrir une alternative à l’éternelle vaine supplication en faveur « d’une autre Europe ». Le PGE au niveau européen et le PCF au niveau national n’ont pas été d’accord avec cette option. Leur soutien à Tsípras au moment même où nous rompions avec lui en raison de sa capitulation sans condition devant la Troïka a provoqué une coupure dans les rangs de « l’autre gauche » européenne. C’est toujours la même question : rompre ou composer politiquement. Soutenir Tsípras c’est annoncer que l’on est prêts à céder quand on gouvernera. Et même pire : c’est avouer qu’on ne comprend rien à ce qui se passe et qu’on ne prétend plus avoir la moindre influence sur le sujet.

Au fond c’est la même question tout le temps : agissons-nous pour voir nos idées se réaliser ou sommes-nous juste une composante du décor ?

Mais cela, c’est le passé. Dorénavant, il s’agit d’autre chose. Les progrès des identitaires dans tous les pays sont massifs. Ils soulignent le caractère irréel des traditionnelles lettres au père noël européen. « Et maintenant l’Europe sociale » et « pour l’Europe qui nous protège » et tous les slogans éculés avec lesquels la « vieille gauche » s’est abasourdie. Le « plan A ou plan B » est dorénavant un vigoureux courant européen alternatif. Il est assez divers pour bien exprimer l’état à partir duquel nous repartons pour construire une force cohérente sur le continent. Il tient au moins une réunion par trimestre en Europe et le nombre des groupes et partis qui s’y inscrivent s’élargit sans cesse. Pendant ce temps, les groupements du passé marmonnent leur litanie sans écho. Leur vie bureaucratique est leur seule réalité.

J’estime que le débat européen commence en France le 10 octobre à l’Assemblée nationale avec la déclaration politique du gouvernement. Je forme le vœu qu’il ne s’éteigne plus jusqu’à l’élection européenne de 2019. Et je suis d’accord avec Macron pour vouloir que cette élection soit le moment d’un débat sur le fond. Pour notre part, nous le préparerons comme un référendum. La politique de Macron est celle du pire libéral de l’Europe actuelle. Stop ou encore ?

Extrait du Blog de Jean-Luc Mélenchon

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