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Pour l’expression d’une culture indépendante et des résistances artistiques et sociales

Photo de Gauche

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Chacun doit pouvoir s’épanouir par les arts, des pratiques culturelles et/ou sportives. Mais l’austérité salariale, la précarisation grandissante des conditions d’existence, le développement de la pauvreté y font souvent obstacles, par exemple chez les jeunes travailleurs, pour les familles monoparentales, etc…. La politique municipale doit donc là-aussi être ambitieuse.

  • Le livre est un formidable moyen d’évasion, d’ouverture des consciences et de diffusion des idées. Il s’adresse à tous indépendamment de la condition sociale ou de l’âge. Limoges a fait à juste titre le choix de la gratuité pour la lecture publique, ce qui place notre ville parmi celle où le prêt public des livres est le plus développé. Il faut préserver cet acquis en développant encore le réseau des bibliothèques municipales, de proximité, articulé par exemple aux écoles primaires de quartiers.
  • En matière artistique, face à la domination du « mainstream », des grosses productions et des grossesgibi4 affiches qui cannibalisent toute expression alternative, nous encouragerons l’expression de la culture indépendante et la résistance artistique portée par le monde culturel associatif. C’est lui qui fait vivre le milieu culturel limougeaud et rend la ville attractive pour tous les esprits curieux, entre autres pour les étudiants…. Pour échapper au clientélisme, nous soutiendrons sans ingérence les programmations qui assurent la diversité des offres (pour répondre à la diversité des goûts, des âges,…) et permettent que tous les talents s’expriment dans tous les domaines : arts plastiques, musiques, théâtre, etc… Il s’agit de soutenir une culture indépendante et diversifiée, face à l’offre uniforme et formatée qu’imposent les grands médias et les grosses maisons de production, via la publicité notamment. Nous développerons aussi les résidences d’artistes ainsi que des lieux de répétition pour les pratiques amateures, des lieux d’hébergement prolongés avec ateliers et espaces d’exposition et de rencontres du public pour des créateurs, avec la création possible d’un lieu fédérateur qui permette l’expression des cultures et l’échange ( bar associatif, locaux de répétition, salle de concert ou scène, activités sociales et solidaires,…) et de MJC. Et dans les musées municipaux, nous réserverons des espaces pour faire émerger et connaître, entre autres, les talents locaux. Nous voulons aussi un cinéma associatif ou municipal.
  • Photo de Gauche

    Photo de Gauche

    L’histoire des luttes et les traditions associatives et coopératives de notre ville sont un marqueur profond de notre identité, porteur de sens pour aujourd’hui et pour demain. Au-delà de la rénovation urgente de la Maison du Peuple, nous proposons la création d’un lieu emblématique et vivant de ces mémoires, le Forum Social de Limoges; il s’agira d’un espace doté de moyens lui permettant de conjuguer :

– travaux de recherches et d’études sur l’histoire des luttes, du mouvement social, du monde du travail et de l’économie sociale, organisant conférences, colloques et/ou séminaires

– activités culturelles, artistiques et festives : spectacles, festivals, chorales militantes, éditeurs sociaux,

– rencontres et débats d’actualité sur les résistances, les luttes et les mouvements sociaux actuels.

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7 comments

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  1. philippe

    Bonjour

    . allez vous proposez aussi un cinéma coopératif à l’image de celui de saint junien? je ne le vois pas dans votre programme? est ce un oubli? ou souhaitez vous laisser ce secteur au monopole privé?
    En outre en ce qui concerne les associations il faudrait aussi revoir leur fonctionnement ,en particulier sur le fait qu’un certains nombre d’entre eux servent de lieux de développement pour le travail précaire….dans ce cas doivent t’ elles être aidés? si c’est pour servir la pérennité du précariat?. n y aurait t’il pas quelque chose aussi a revoir dans ce domaine en faisant en sorte qu’aucun emploi précaire ne puisse être développé dans le tissus associatif mais qu’au contraire on favorise de vrais emplois et non de zone droit pour exploiter des populations pauvres….
    ces questions peuvent peut etre vous paraitre secondaires mais elle paraissent essentielles dans la lutte contre l’austérité que vous appelez de vos voeux.
    salutations philippe.

    1. PG 87

      Oui,oui. C’est dans nos propositions. Regarde mieux dans le thème « culture »: « nous voulons un cinéma associatif ou municipal ». Si tu as des idées plus précises n’hésite pas…
      Pour ce qui est de l’emploi associatif, d’accord aussi. Il y a dans le thème « emploi » un passage là-dessus, sur les emplois dits « aidés »; en outre, sur l’ESS il est bien dit qu’elle « peut » de par ses spécificités être porteuse d’une autre logique… Ce qui malheureusement ne signifie pas qu’elle le fait toujours.Mais là aussi, il y a des enjeux d’action.

  2. philippe

    oui j’ai vu mais mais ma questions vaut toujours quand aux emplois precaires dans les associations qui sont aussi des lieux d’exploitation parfois…D’avance merci de votre reponse la dessus 🙂

  3. philippe

    oui j’ai vu mais mais ma question vaut toujours quand aux emplois précaires dans les associations qui sont aussi des lieux d’exploitation parfois…D’avance merci de votre reponse la dessus 🙂 aurais je une reponse tranchée sur ce point ? notamment en ce qui concerne associations de santé ou encore de pseudos jardins bio qui servent aussi a employer une main d’oeuvre sous payée et on pourrait aussi parler de certaines associations dites caritatives dont certaines valent sans doute celles du privé en bien pire et sont souvent la pour acheter la paix sociale plus que pour aider vraiment les gens.

    1. PG 87

      Là-dessus, aussi oui. Il faut une conditionnalité environnementale et sociale des aides et subventions, dès qu’il y a un enjeu sur l’emploi. Mais quand on dit qu’on soutient l’ESS, il est bien dit « la création de coopératives » car l’ESS c’est aussi cela, comme par exp des SAPO (cf Ambiance Bois), ou bien les Fralib…

  4. philippe

    il faut etre clair alors aucun financement pour des associations qui développent l’exploitation d’emplois précaires sinon c’est la ou la gauche commence à se fourvoyer…a bon entendeur meme si je ne serai sans doute 🙂 pas entendu ou compris…enfin ce sera dit.
    salutations philippe

  5. philippe

    oui mais je me méfie pour ma part beaucoup du tissus associatif utilisé trop souvent comme justificatif à l’exploitation , celle ci n’a pas forcement besoin de grands groupes pour hélas exister elle commence aussi avec la façon dont les associations sont constituées et souvent pour certaines elles sont en étroite relation avec les pouvoirs locaux pour mettre en place une politique d’exploitation mais çà faut y être passer pour le connaitre, et souvent les gens n’y voient que de belles intentions et de beaux discours, le revers de la médaille est hélas souvent moins glorieux et beaucoup plus malsain y compris dans des associations caritatives dites de gauche.
    Enfin je tenais à souligner qu’autrefois les associations n’étaient pas employées dans ce but et que la création d’emplois précaires justement dans ces dernières est de fait un détournement de leur but premier.
    quand à l’ESS si c’est pas les jardins de machin chose ou encore un centre hospitalier machin chose qui supplé a un manque d’aides soignants çà pourrait peut être une bonne chose, à condition que les employés aient les mêmes droits que toute entreprise . La gauche devrait vraiment réfléchir au fonctionnement du tissus associatif et a sa démocratie interne car il n’est pas forcement mieux qu’ailleurs. On peut parfois prétendre défendre des idées généreuses et pour autant ces structures sont parfois des enfers pour les salariés qui ont encore moins de droit que dans la pire des entreprises privées vu qu’ils ne peuvent meme pas saisir les prudhommes….Juste un élément perso que j’ai vécu…une association dans mon passé lointain m’avait soutenu que je n’étais pas rentable alors que j’étais en contrat d’insertion CES et c’etait une association caritative dite de gauche…çà vous fait réfléchir j’espère ? même si je me fais guère d’illusions :-).

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