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Pour une refonte ambitieuse des transports à Limoges !

SONY DSCL’agglomération de Limoges fait pâle figure en matière de transports:

  • lenteur des transports en commun (faute de sites propres) qui impose l’usage de la «bagnole» (avec son cortège d’embouteillages, de pollutions, de gaspillages d’énergies…) ou l’«assignation à résidence» ;
  • quartiers excentrés mal desservis; brassage social inexistant dans des transports en commun pensés sur le mode ségrégationniste et/ou clientéliste (pour les «pauvres», «les jeunes» et/ou «les vieux») ;
  • pistes cyclables maigrichonnes et dangereuses y compris pour des aménagements très récents;
  • voies piétonnes étriquées…

Plutôt que de courir après la chimère ruineuse de la LGV, affrontons donc résolument les enjeux écologiques et sociaux d’aujourd’hui. Il est plus que temps d’avoir de l’ambition.

Nous proposons :

  1. images-1la gratuité inconditionnelle des transports en commun : l’expérience d’Aubagne ou d’autres collectivités, en France et à l’étranger, montre combien il s’agit d’un outil social et écologique efficace pour faire disparaître les incivilités dans les transports en commun, y refaire du (permettre le?) brassage social, et trouver des alternatives à la voiture.
  2. avec le TramLim, une nouvelle architecture du réseau public : un
    Mikaël Dupuy/MétroLim

    Mikaël Dupuy/MétroLim

    réseau repensé, intermodal et fluide, facile d’accès et utilisant de manière interconnectée les voies ferrées urbaines existantes, les réseaux de bus et de trolleys adaptés et disposant enfin de voies dédiées.

  3. des rues réellement piétonnes pour un centre-ville vivant et réactivé.
  4. de véritables pistes cyclables, non dangereuses ! Que diable mobilisons donc l’expertise des associations limougeaudes telles Véli-Vélo,…
  5. de favoriser le co-voiturage.

Une utopie ? Non ! Pourquoi ce qui a très bien réussi ailleurs serait-il impossible à Limoges ? Le taux du versement transport (acquitté par les entreprises de plus de 9 salariés) est chez nous l’un des plus bas de France pour les agglomérations comparables (1,02 % alors qu’il peut être porté à 1,8 %, voire 2 %). Et la billetterie, qui elle-même a un côut, ne représente qu’un quart des 21 millions d’euros des frais de fonctionnement annuel des transports urbains.

Plus qu’affaire d’argent, c’est de choix politique fort qu’il s’agit.

Notre démarche – Menu de navigation :

  1. Limoges, ville de la Résistance… à l’austérité et à la mainmise de la finance sur nos vies
  2. Pour une refonte ambitieuse des transports à Limoges
  3. Faire de Limoges une ville éco-sociale pionnière
  4. Reprendre la main sur les intérêts privés et réhabiliter les services publics municipaux
  5. Pour une ville solidaire: une politique municipale active contre les inégalités sociales, les ségrégations et toutes les discriminations
  6. Restaurer le vivre ensemble et garantir un droit à la sûreté égal pour tous et toutes
  7. Relocaliser l’activité en défendant l’emploi coopératif, utile socialement et écologiquement responsable
  8. Pour l’expression d’une culture indépendante et des résistances artistiques et sociales
  9. Une ville pour son territoire et sa région
  10. Permettre aux limougeaud-e-s de se réapproprier la vie communale

Lien Permanent pour cet article : http://www.pg87.fr/pour-une-refonte-ambitieuse-des-transports-a-limoges/

3 comments

  1. Mikaël

    Bonjour,
    vous proposez de développer l’offre de pistes cyclables qui, il est vrai, font cruellement défaut à Limoges, cependant, je ne vois rien dans votre réflexion quant à un éventuel système de vélos en libre-service (comme le Vélib à Paris ou Yélo à La Rochelle par exemple). L’installation d’un système comme celui-ci aurait pourtant l’avantage majeur de développer fortement la pratique du vélo, pour l’instant anecdotique, à Limoges et donc de donner toute leur légitimité à l’existence de pistes cyclables, le tout sans dépenser d’argent public. Ainsi, l’aménagement de vraies pistes cyclables doublé de l’installation d’un système de ce type, au concept intéressant pour tous les acteurs (collectivités, usagers, entreprises) serait, aux côtés d’une refonte du système de transports en commun, une véritable révolution écologique (des déplacements plus propres), sociale (des déplacements moins cher), urbaine (une ville plus agréable car moins encombrée de voitures) et sanitaire (la pratique d’une activité physique) pour la ville de Limoges. Le fossé qui sépare Limoges et Copenhague, ou même d’autres villes françaises comme Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux en matière d’aménagement et de pratique du cyclisme continue pour l’instant de me sidérer.

    1. PG 87

      Merci beaucoup Mickaël pour cette proposition très intéressante. Effectivement ce serait une forte incitation au développement des modes de déplacements doux. Il va de soi bien sûr, en tout cas pour nous, qu’un tel VÉLIM, système de vélos en libre service (VLS) ne devrait pas être accroché à un financement par la publicité. Pourquoi ne pas le penser dans le cadre d’un service public du vélo, avec une plage de gratuité (le 30 1ères mn ?) et en nouant des partenariats avec des associations telles Véli-vélo ?

    2. PG-87

      Je viens de me replonger dans le contrat JCDecaud – Ville de Limoges conclu en 2010 pour une durée de 13+3 ans. En plus du deal habituel abris-bus contre publicité (qui devient de plus en plus envahissante, et nous voulons y mettre bon ordre ! Et déconnecter les panneaux du réseau électrique …) il y est prévu une prestation toute optionnelle (n°2) « Location d’un parc à vélos et de stations de vélos » avec 200 vélos et 15 à 20 stations type Cyclocity. Dans ce projet, dont les implantations restent à définir, c’est JCDecaud qui encaisse et s’occupe de tout.
      Notre logique est différente : Implication dans le temps de la population et des associations qui pourraient tout à fait participer au pilotage de ce projet, avec implication des usagers en amont et tout au long de la mise en œuvre, pour définir les besoins, les modalités (gratuité ou tarifs, type de matériel, implantation …), seule cette démarche peut permettre un véritable succès, et il va sans dire que nous militerons pour un système sans doute moins technique et moins inféodé aux multinationales que le vélib parisien, donc moins cher et plus « fait local » dans la maintenance.

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