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Pour une ville solidaire: une politique municipale active contre les inégalités sociales, les ségrégations et les discriminations

Photo de Gauche

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Notre ville connaît d’insupportables inégalités, très supérieures à la moyenne de la France métropolitaine, «avec la coexistence de revenus très élevés et de revenus très faibles » (INSEE-Limousin, octobre 2013), qui minent la cohésion sociale. Pour développer les solidarités, nous proposons une politique municipale offensive de lutte contre les inégalités sociales, une politique qui contribue à éradiquer la pauvreté, les exclusions et les ségrégations.

C’est d’abord à l’école qu’il faut agir. Il faut en finir avec les dispositifs qui séparent les élèves en fonction de leur origine sociale et refonder l’école de la République, lieu de brassage et de rencontre favorisant la mixité sociale. C’est pourquoi, en matière de scolarisation élémentaire, dès la rentrée 2014, nous mettrons fin à la publicité sur le choix de l’école, avec application immédiate d’un principe de priorité absolue à la scolarisation de proximité, pour les enfants nouvellement scolarisés. Sur la base d’une carte des écoles de proximité, chaque famille aura la garantie que son enfant pourra être scolarisé dans une école de quartier. Le système sera complété par un dispositif public solide d’accueil et de garde.Tout parent qui souhaiterait mettre son enfant ailleurs que dans l’école de quartier, sera préalablement prévenu qu’il prend alors le risque de devoir céder la place en cours d’année. Des demandes de dérogation, écrites et dument motivées, pourront être présentées. Dans le même temps, nous continuerons d’exiger l’abolition de la loi Carle, qui organise la mort de l’école publique.

dessin-ecole-publiqueNous reverrons aussi radicalement la tarification des cantines. Alors que la pauvreté monétaire mine les populations de notre ville, il est insupportable que les familles les plus modestes paient le tarif de cantine scolaire le plus élevé de toutes les villes de gauche de même taille (0,95 € le repas contre par exemple 0,50 € à Clermont-Ferrand !) Nous réaffirmons notre attachement à des tarifs différenciés selon le quotient familial: pas question pour nous bien sûr d’agir comme les villes de droite en la matière ! Mais il faut revoir le système actuel pour soulager une grande majorité des familles modestes et moyennes du fardeau que représente aujourd’hui le paiement de la cantine: le service public local doit être un moyen de redonner du pouvoir d’achat et de lutter au quotidien contre l’austérité. A plus long terme, en fonction de la possibilité d’adapter la capacité des cantines, il faudrait viser leur gratuité.

Enfin, la réforme des rythmes scolaires dépasse largement dans son application les pires pronostics. En mars dernier, après un simulacre de concertation, le maire a décidé seul et la mairie a organisé seule. Résultats: les responsables éducatifs et animateurs sont débordés, des activités sont remises aux calendes grecques ou inaccessibles à la grande majorité des enfants. Se posent des problèmes de locaux, voire de sécurité, du fait de l’insuffisance du taux d’encadrement. Les enfants sont fatigués… Bref: s’il y a, peut-être, allègement du rythme scolaire, il n’y a pas d’allègement du temps passé à l’école (il est même augmenté le mercredi matin) mais une grande confusion règne entre le scolaire et le périscolaire, sans parler des conditions de travail dégradées des personnels. Finalement, l’élève passe le plus clair de son temps hors atelier (en nombre très insuffisant) et ce, dès 16h-16h15. Et ce sont les élèves de maternelle qui payent le plus lourd tribu en terme de fatigue. Pour sortir de l’ornière, une seule voie possible :

l’abrogation du décret Peillon et sa réécriture

la suspension de l’aménagement des rythmes à Limoges

l’engagement d’une vraie concertation avec l’ensemble des acteurs concernés (élus, personnels de la mairie, animateurs, enseignants, parents élus -qu’ils appartiennent ou non à des fédérations-, etc…) afin d’envisager les besoins par école en articulation à la vie de quartier.

le recrutement de personnels statutaires (animateurs, ATSEM) nécessaires et des moyens pour leur formation, le rétablissement de ratios d’encadrement de 1 animateur pour 10 enfants en maternelle et 1 animateur pour 14 enfants en élémentaire et le refus du recours à des entreprises privées à l’école.

la plus grande transparence sur les contrats passés avec les associations (coûts, projets, qualification des intervenants,…)

une réflexion sur le périscolaire liée à la réflexion sur l’accès à la culture, à la pratique sportive,…

santeEn matière de santé les politiques d’austérité avec leurs cortèges de pauvreté et de précarisation, remettent en cause le droit à la santé pour tous. Les indicateurs fournis par l’Observatoire Régional de la Santé sur notre ville sont sans appel: il existe une importante ségrégation d’une partie des habitants qui cumulent les fortes difficultés économiques et sociales dans quelques quartiers de la ville. Nous ouvrirons des centres de santé municipaux, en priorité dans ces quartiers sous-équipés en professionnels de santé, comme Beaubreuil qui devient un désert médical avec même des indicateurs vaccinaux déficitaires.

Un centre de santé municipal ce sont des professionnels de santé salariés (médecin, infirmières, kiné… avec secrétariat, antenne assistante-sociale,…) qui ont les moyens de pratiquer une médecine comportant une large part d’éducation à la santé, à travers notamment la collaboration médecin/infirmiers. Le secrétariat les décharge également des tâches administratives, augmentant le «temps médical». Une telle médecine, libérée en partie du travail «à l’acte», permet d’éduquer les patients à une certaine autonomie pour la prise en charge de leur santé, ce qui génère des gains qualitatifs pour les patients, et économiques pour le système de santé. De jeunes médecins, de plus en plus rebutés pour s’installer en activité libérale, trouveront là l’attrait du travail d’équipe. Enfin de tels centres sont propices aux stages des internes et à des consultations décentralisées en lien avec l’hôpital, dont l’accès actuel pose problème à certaines parties de la population (en ophtalmologie notamment, … ).

Il faut aussi prendre en compte l’allongement de la durée de vie. Le grand âge et la dépendance ne doivent pas être des sources de profits. Les capacités d’accueil publiques doivent donc être à la hauteur des besoins. En matière d’EHPAD (établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes) à Limoges comme généralement ailleurs, la tendance est à construire de grosses structures (80 résidents) avec de beaux bâtiments et… de fortes sources d’économies d’échelle sur le personnel. Si bien qu’il est accaparé par les patients les plus lourds avec beaucoup moins de présence auprès de ceux qui sont moins dépendants. Des séances d’animation sont certes proposées pour chercher à «enrober» l’affaire, mais globalement le personnel (et les pensionnaires !) en souffrent: le taux de renouvellement, notamment des infirmières et des aides soignantes, est trés élevé. Ces structures se déshumanisent pour devenir de véritables «usines à soins». Il ne faut plus construire en site propre. Il vaut mieux réhabiliter de petits immeubles de la ville (comme l’a fait la Mutualité, avec des structures de 8 à 16 résidents) afin de maintenir une qualité de vie dans une ambiance «familiale», et un cadre accueillant et inclusif dans la vie de la cité. Ce qui en outre limite l’étalement urbain et contribue à maintenir le travail dans les quartiers.

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Les politiques d’austérité remettent aussi en cause le droit à l’IVG et à la contraception de son choix. Nous agirons résolument pour une politique en faveur des centres de planification familiale, d’éducation populaire à la sexualité et de lutte contre les stéréotypes sexués et les violences faites aux femmes. Alors même que des efforts courageux et tenaces sont engagés par des militant-e-s associatifs pour la réouverture du planning familial à Limoges, il est proprement insupportable que la mairie ne mette pas à disposition le local nécessaire. Nous y pourvoirons, et vite.

images-5Et nous soutiendrons partout la laïcité, la mixité, la parité, la lutte contre le racisme et la xénophobie, au service de l’égalité y compris l’égalité des droits quelle que soit l’orientation sexuelle.

Enfin, nous n’avons pas contribué à virer Sarkozy pour que les mêmes politiques à l’encontre des migrants et des résidents étrangers se poursuivent. Nous défendrons le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales !

 

Notre démarche – Menu de navigation :

  1. Limoges, ville de la Résistance… à l’austérité et à la mainmise de la finance sur nos vies
  2. Pour une refonte ambitieuse des transports à Limoges
  3. Faire de Limoges une ville éco-sociale pionnière
  4. Reprendre la main sur les intérêts privés et réhabiliter les services publics municipaux
  5. Pour une ville solidaire: une politique municipale active contre les inégalités sociales, les ségrégations et toutes les discriminations
  6. Restaurer le vivre ensemble et garantir un droit à la sûreté égal pour tous et toutes
  7. Relocaliser l’activité en défendant l’emploi coopératif, utile socialement et écologiquement responsable
  8. Pour l’expression d’une culture indépendante et des résistances artistiques et sociales
  9. Une ville pour son territoire et sa région
  10. Permettre aux limougeaud-e-s de se réapproprier la vie communale

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1 comment

  1. philippe

    et la solidarité pour le developpement des luttes sociales sera t’elle au programme? avez vous prévu de favoriser des fronts de luttes pour les entreprises menacées…je me répète mais cela devrait être dans ce volet , une municipalité ne peut ignorer les fermetures d’usines y compris lorsqu’elles sont faites par des groupes privées et se devrait même de les soutenir….

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