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Reprendre la main sur les intérêts privés et réhabiliter les services publics municipaux

Photo de Gauche

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Les intérêts des multinationales et/ou des grandes sociétés capitalistes ont encore progressé au cours du dernier mandat :

  • Veolia, qui promet à ses actionnaires « une distribution de dividendes continue et soutenable dans la durée », trouve à Limoges de juteux filons pour y parvenir: le groupe, déjà titulaire d’une délégation de service public pour la collecte et l’incinération des déchets, s’est vu offrir par le maire sortant le transport des débris de travaux de la ville; il gère aussi (par sa filiale Dalkia), une grande partie du chauffage urbain…
  • Vert-Marine, dont les dirigeants ont été mis en examen par un juge d’instruction rouennais pour soupçon d’ententes illicites, s’engraisse sur notre patinoire; mais ça ne suffit pas : l’entreprise vient de recevoir aussi en délégation de service public la gestion du futur bassin aqua-récréatif !
  • Vinci nous fait payer aux prix forts les parkings souterrains de la ville
  • Même le camping municipal est en DSP et depuis l’ouverture du nouveau conservatoire, l’entretien des locaux est assuré par une entreprise privée.

Nous payons au prix fort cette politique :

– par nos impôts puisque la municipalité construit les équipements puis subventionne fortement les associations sportives utilisatrices afin qu’elles puissent payer aux entreprises délégataires les locations prohibitives des équipements !

– par des prix abusifs: à la patinoire de Limoges, un client adulte de Vert Marine paye son entrée 5,50 € et un jeune de moins de 12 ans 3,50 €… à comparer par exemple aux 3,30 € pour une entrée adulte ou au 1,80 € (voire 1 €) pour les moins de 18 ans acquittés par les usagers de la patinoire des Lacs de l’Essonne, en Région parisienne, gérée elle, en régie publique.

Il faut en finir avec ces choix libéraux ruineux pour les finances locales et socialement injustes.

SP

Nos élus :

  1. refuseront toute nouvelle délégation de service public
  2. se battront pour le retour en régie publique des délégations de services publics ayant encore cours. Si nous sommes majoritaires, dès que les contrats arriveront à terme, nous re-municipaliserons ces services; en outre, tout non respect d’une clause d’un contrat donnera lieu systématiquement à engagement d’une procédure pour rompre le contrat dans des conditions de sécurité juridique pour la ville.
  3. agiront pour défendre et étendre les services publics municipaux.

crècheAinsi, par exemple, à Limoges, aujourd’hui, pour les parents, c’est un véritable casse-tête de trouver un mode de garde pour leur bébé. En cause: le décalage entre les capacités de garde offertes et les besoins des familles. En 2010, la commune comptait près de 4 800 enfants âgés de moins de 3 ans et il naît à Limoges environ 1 600 bébés chaque année d’une mère domiciliée à Limoges. Or actuellement en matière d’accueil collectif des jeunes enfants, la ville propose un peu plus de 700 places en établissements d’accueil collectifs municipaux, et moins de 300 en crèches privées soit un peu moins de 1 000 places au total. Ce qui représente autour de 20 places pour 100 enfants âgés de moins de 3 ans alors que la moyenne nationale est de 35 places dans les communes proposant un accueil collectif pour les enfants de moins de 3 ans ! L’offre publique municipales n’est pas à la hauteur des besoins de la population. Il faut, sur cette question comme sur d’autres, réhabiliter le rôle du service public, garant de l’intérêt général et de l’égalité des citoyens. Il est de la responsabilité politique d’une municipalité de gauche de faire de l’accueil de la petite enfance et des crèches de véritables leviers d’égalité entre tous les enfants et toutes les familles.

Nous voulons donc un vrai service public municipal d’accueil de la petite enfance, un SPM social, démocratique et intégrant la dimension écologique, bâti autour de trois axes :

l’augmentation des capacités publiques d’accueil pour atteindre sur la mandature au moins la moyenne nationale à savoir 35 places offertes pour 100 enfants âgés de moins de 3 ans. Le service public municipal doit être un outil de résistance concrète aux politiques d’austérité. Permettre aux parents de disposer d’un service d’accueil non marchand, de qualité et de proximité, c’est soutenir leur pouvoir d’achat et les aider à vivre mieux. C’est aussi lutter concrètement contre le chômage en créant des emplois publics, stables, statutaires et de proximité, ouverts par concours réservés et concours externes à des travailleurs ayant déjà une expérience professionnelle et/ou à des jeunes sortants de formation.

 la création d’un conseil de pilotage du Service Public Municipal, constitué de représentants des parents, des personnels et de leurs syndicats, et des élus. Les services publics municipaux ne doivent pas être des instruments aux mains de notables pour s’attacher une clientèle électorale ! Ce conseil devra notamment évaluer finement, dans la concertation la plus large avec les familles, les besoins sur la ville et leur évolution, faire des propositions sur l’implantation et la localisation des crèches et halte-garderies, sur le type de structures publiques nécessaires pour répondre à la diversité des besoins des familles : plages horaires d’accueil, durée d’accueil,…

l’engagement dans la planification écologique: Au niveau local, nous pouvons, ensemble, citoyens et élus, initier la planification écologique. Oui, des éco-crèches, c’est possible ! Nous engagerons la rénovation énergétique des bâtiments publics d’accueil des enfants, selon les normes nouvellement en vigueur et toute nouvelle structure sera de type THQE; les bonnes pratiques environnementales seront encouragées et développées avec, par exemple, priorité à l’utilisation, de produits sains et écologiques (alimentation bio, linge, soins, jouets sans phtalates et autres perturbateurs endocriniens entre autres,…), une gestion plus écologique des couches avec un service de lingerie pour les réutilisables,…Et ceci en concertation avec les parents pour une prise de conscience et une éducation aux enjeux environnementaux qui se diffuse ensuite à la maison.

La même démarche prévaudra dans tous les domaines: pour le logement social, la santé, les cantines scolaires, etc… La satisfaction des besoins doit trouver en ville ses réponses dans les services publics de qualité et de proximité.

logicielslibresReprendre la main sur les intérêts privés et (re)conquérir les biens communs passe aussi par la promotion systématique des logiciels libres. Si la Bibliothèque Francophone Multimédia (la BFM) s’inscrit bien dans cette démarche par sa manifestation annuelle «le Mois du logiciel libre» et l’utilisation d’un logiciel libre de gestion de bibliothèque, il n’en est pas de même de la ville qui est grande consommatrice de logiciels, pour ses services mais aussi pour les écoles. Elle y consacre des sommes considérables. Plus grave, elle est contrainte de suivre le rythme des mises à jour et changements de version imposés par les éditeurs, repassant ainsi très régulièrement à la caisse, sans aucune garantie sur la pérennité de ses données, malgré l’ampleur des sommes dépensées. De même qu’elle recourt à maintes DSP, la municipalité actuelle a fait le choix d’utiliser des logiciels propriétaires, se mettant ainsi à la merci des éditeurs alors qu’il existe une alternative bien réelle, performante et le plus souvent gratuite: utiliser des logiciels libres.

Un logiciel libre est couvert par une licence offrant les libertés de l’exécuter, l’étudier, le redistribuer, le modifier et l’améliorer. Sacrée différence avec les logiciels propriétaires qui autorisent tout juste un droit d’usage. Dans l’univers du libre, les codes et les formats sont ouverts, et quiconque a l’envie et les compétences peut en faire ce qu’il veut: la pérennité des données est garantie. Leur sécurité aussi. Les récentes révélations d’espionnage pratiqué à très grande échelle par l’administration états-unienne démontrent l’importance de pouvoir avoir accès au code, ce qui est légalement impossible avec les logiciels propriétaires..

Le logiciel libre participe ainsi pleinement à la préservation des libertés fondamentales, au partage des connaissances et à la démocratisation de l’informatique. Utilisé à l’école, il peut légalement être utilisé à la maison, sur autant de supports que l’on veut : ordinateur, téléphone, tablette…

Nos candidats signent tous le pacte du logiciel libre, s’engageant ainsi à :

– faire développer et utiliser prioritairement des logiciels libres et des standards ouverts dans les établissements, les administrations, les services et les lieux publics placés sous l’autorité de leur collectivité ou gérées par des partenaires ;

– accompagner systématiquement ces initiatives en sensibilisant aux logiciels libres et aux standards ouverts les publics amenés à en bénéficier.

Notre démarche – Menu de navigation :

  1. Limoges, ville de la Résistance… à l’austérité et à la mainmise de la finance sur nos vies
  2. Pour une refonte ambitieuse des transports à Limoges
  3. Faire de Limoges une ville éco-sociale pionnière
  4. Reprendre la main sur les intérêts privés et réhabiliter les services publics municipaux
  5. Pour une ville solidaire: une politique municipale active contre les inégalités sociales, les ségrégations et toutes les discriminations
  6. Restaurer le vivre ensemble et garantir un droit à la sûreté égal pour tous et toutes
  7. Relocaliser l’activité en défendant l’emploi coopératif, utile socialement et écologiquement responsable
  8. Pour l’expression d’une culture indépendante et des résistances artistiques et sociales
  9. Une ville pour son territoire et sa région
  10. Permettre aux limougeaud-e-s de se réapproprier la vie communale

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