Jan 27

Inauguration du local de Vivons Limoges

Jeudi 30 janvier à 18h,

la liste (vraiment) citoyenne Vivons Limoges inaugure son local de campagne situé

16, avenue Émile Labussière à Limoges.

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Déc 19

17 décembre : Limoges en lutte

Manifestation contre la réforme des retraites

Mouvement des personnels hospitaliers

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Déc 13

Emplafonnement des retraites à grands coups de PIB

Drôle de musique que cette réforme des retraites. Le refrain nous sert la vieille rengaine du “bon père de famille” confronté au faux-dilemme du financement des caisses de retraite, mais en couplet, on nous chante autre chose : la réforme ne serait pas paramétrique mais systémique. Il ne s’agirait pas de manipuler un taux de cotisation par-ci ou un nombre de trimestres de cotisations par-là, mais de remplacer complètement la mécanique. Objectif : régler définitivement le “problème” des retraites.

Plus de retraites, plus de problèmes

Exit le pilotage syndical et les interventions politiques : on annule et remplace tout le patchwork social par une formule mathématique parfaite et définitive : le rêve technocratique est en marche !

À l’image des statuts d’une Banque Centrale Européenne programmée pour lutter contre l’inflation sans considération pour les peuples, la retraite universelle de Macron n’a qu’un seul objectif : contenir le système par répartition à 14% du PIB national.

Certes, le PIB progresse chaque année, mais il suit la croissance des prix à la consommation (hors crise économique). Côté démographie, les boomers (nés entre 1944 et 1974) sont encore peu nombreux à avoir atteint l’âge de la retraite. Toujours le même gâteau, mais de plus en plus de convives à table ? Les marcheurs ont inventé LA solution : la machine à étaler les miettes sur la nappe ! Pas d’inquiétude, les assureurs privés sont prêts à passer le balai prendre le relai…

le bug dans la Matrice

Dans le meilleur des cas, le plafonnement à 14% du PIB (“financement à taux actuel” dans les milieux autorisés) provoquerait un appauvrissement progressif des retraites par répartition. Mais en cas de crise économique, comme celles de 1993 ou de 2008, avec un PIB en récession et des prix qui se maintiennent, la machine pourrait bien s’emballer, entraînant un appauvrissement massif des seniors suivi d’un effondrement de la consommation intérieure qui aggraverait encore la situation, jusqu’à l’emballement : créer un risque systémique infiniment plus grand que celui qu’elle prétend régler, un comble pour une réforme systémique !

Souple et solide à la fois !

Finalement, si la réforme est présentée comme brouillonne par les commentateurs médiatiques, c’est parce qu’elle est en même temps paramétrique et systémique, ce qui provoque un conflit d’intérêts entre acteurs de la macronie. D’un côté les technos qui veulent voir aboutir la réforme systémique, quitte à différer son application (clause du grand-père) ; de l’autre les rapaces qui s’intéressent davantage à l’augmentation de leurs marges à court terme ; et entre les deux, les assureurs privés qui ont intérêt à une mise en œuvre rapide de la double réforme pour que s’ouvre à eux un énorme marché.

manifestation contre la réforme des retraites, le 5 déc. 2019 à Limoges

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Déc 03

Retraites : le faux dilemme

Pour réformer (déformer?) dans le sens de votre idéologie, présentez une situation de la façon qui vous arrange : peut importe que le raisonnement soit fallacieux, pourvu qu’il prenne l’apparence d’une évidence.

Le faux dilemme des retraites consiste à laisser croire qu’il n’existerait que deux solutions pour équilibrer les comptes des retraites, à savoir baisser les pensions ou bien augmenter les cotisations. Le projet gouvernemental prévoit en même temps une baisse générale des pensions et une augmentation des cotisations par leur allongement dans le temps. Et il se paie le luxe d’écrire le projet concurrent : si vous ne voulez pas travailler plus longtemps, alors vous devez nécessairement augmenter les cotisations et donc amputer le pouvoir d’achat des français. À moins que vous ne soyez un irresponsable qui préfère regarder mourir le système sans rien faire ?

Pari réussi : le débat médiatique est enfermé dans le carcan de ce faux choix dont toutes les options valident la même politique libérale de modération salariale.

Dans un récent rapport du conseil d’orientation des retraites, le déficit annoncé en 2025 serait compris entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros selon les hypothèses économiques (croissance, chômage…) retenues. Un déficit qui varie du simple au double : et ce en l’absence de réforme structurelle puisque c’est à cette date que le gouvernement prévoit la mise en oeuvre de sa réforme.

Certes, depuis 1980 le rapport entre actifs cotisants et retraités pensionnaires s’est inversé. Mais dans le même temps la productivité des salariés a explosé, y compris dans les métiers peu concernés par les gains de productivité d’origine technologique. Pour ne citer qu’un exemple, les infirmières en milieu hospitalier, il y a 10 ans, étaient 10 pour soigner 10 malades quand elles doivent en soigner 15 aujourd’hui.

En 1980, un salarié du secteur privé travaillait en moyenne 9,5 jours/an pour rémunérer le capital, contre 45 jours/an aujourd’hui ; en 20 ans, la base de calcul des salaires de la fonction publique a perdu 20% de sa valeur.

Naturellement, cet écrasement des salaires ampute d’autant les rentrées de cotisations sociales ; ajoutons au bilan les multiples mesures d’exonérations de “charges” censées “booster la compétitivité” ou “améliorer le pouvoir d’achat des français” : un tout autre tableau est brossé.

Ne nous laissons pas enfermer dans un débat tronqué, et rappelons au macronisme qu’il omet (opportunément) un grand nombre de mesures, beaucoup plus favorables aux caisses de retraites comme à l’intérêt général, parmi lesquelles : la lutte contre le chômage, la précarité et le temps partiel contraint, l’augmentation du SMIC et la revalorisation du point d’indice de la fonction publique, ou encore des mesures fortes pour contraindre le monde du travail à payer les femmes à hauteur de leurs homologues masculins.

Ensemble, ce 5 décembre 2019, mobilisons-nous massivement contre cette réforme menée contre toute logique et tout un pays.

Grand rassemblement jeudi 5 décembre à Limoges 10h30 carrefour Tourny

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Nov 27

Appel de détresse de l’hôpital public

Ce samedi 30 novembre, le personnel de l’hôpital manifeste sa colère face à des conditions de travail devenues insoutenables après 20 ans de désengagement de l’État.

Regroupés en comités inter-hospitaliers, déclinés nationalement et localement, ils s’organisent indépendamment des structures syndicales et politiques pour sauver le plus vital de nos services publics.

Ils demandent un nombre de lits et de soignants suffisants, un salaire à la hauteur de leur engagement, du matériel adapté. Les annonces du gouvernement, complètement déconnectées des revendications des personnels sur le terrain, ont été vécues comme une forme de mépris.

Un appel est lancé aux usagers de l’hôpital public, citoyens et élus à les rejoindre samedi 30 novembre à 14h place d’Aine à Limoges pour manifester leur soutien au mouvement.

[màj du 16/12] nouveau rassemblement de soutien au collectif demain 17 décembre entre 12h et 14h sur le parvis du CHU.

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Nov 07

Trains sans contrôleurs : la région doit assumer ses responsabilités

Déclaration du Parti de Gauche en Nouvelle-Aquitaine

Depuis mi-octobre, les débrayages et droits de retrait de cheminots se multiplient et attirent l’attention du grand public sur les conséquences de la casse de la SNCF pour la sécurité des usagers. En particulier, la dangerosité de l'”équipement agent seul”, dans lequel le conducteur est seul à bord, est maintenant établie suite à l’accident survenu en Champagne-Ardennes, où seul le sang-froid du conducteur a permis d’éviter un drame. L’inspection du travail a recommandé l’abandon de ce dispositif.

C’est dans ce contexte que le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine, dans sa prochaine plénière, se verra offrir une dernière possibilité d’empêcher l’extension de ce dispositif dangereux à de nouvelles lignes de TER dans la région selon les termes de la nouvelle convention TER entre la Région et la SNCF. Nous appelons le Conseil Régional à examiner en urgence l’avenant prévu par l’article 14 de la convention pour surseoir à cette extension avant le 31 décembre, abandonner l’expérimentation sur la ligne Arcachon-Bordeaux et remettre un contrôleur par train. Les syndicats estiment ce surcoût à 8 millions d’euros, pour un montant global de la convention qui se chiffre à 292 millions. Aucune économie de bouts de chandelle ne justifiera jamais que l’on joue avec la vie des usagers et des personnels du rail de proximité !

Déjà la semaine dernière près de Saintes, ainsi qu’à Sainte-Eulalie en Gironde, des TER ont été victimes d’accidents à des passages à niveau. Les conséquences de ces accidents, mais aussi d’éventuels malaises ou agressions à bord, seront de plus en plus graves tant que le nombre de trains sans contrôleurs augmentera. Les élus régionaux soutenant cette politique porteront l’entière responsabilité des drames qui se produiront.


Le Parti de Gauche, membre du comité régional de vigilance ferroviaire avec syndicats, partis et usagers, appelle le Conseil Régional à voter d’urgence un avenant à la nouvelle convention TER, pour exiger la présence d’au moins un contrôleur par TER en Nouvelle-Aquitaine, ainsi qu’un moratoire sur toutes les ventes d’infrastructures (voies de secours, gares) avant d’entamer une renégociation de la convention TER pour permettre la reconstruction d’un service public du rail de proximité. Il continuera son combat avec ses parlementaires nationaux et européens contre la politique néolibérale qui détruit le service public ferroviaire et met en danger les usagers.

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