«

»

Nov 27

Imprimer ceci Article

Signez la pétition pour l’abrogation de la délibération du CG 87…

AyRtAitkJNxproP-580x326-noPadLe 6 octobre 2014, la commission permanente du Conseil Général de Haute-Vienne a voté l’arrêt de tout accompagnement des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance dès l’âge de 18 ans, s’ils n’ont pas été placés pendant 3 ans durant leur minorité (à l’exception des enfants handicapés). 

Parmi les jeunes concernés, ceux qui viennent de pays étrangers après un parcours difficile et parfois dramatique feront l’objet de mesures discriminatoires selon le bon vouloir des politiques. Ils se retrouveront du jour au lendemain “majeurs sans papiers”, privés de la possibilité de continuer leurs études et contraints d’être à la rue.

Depuis lundi, les travailleuses et travailleurs sociaux du Conseil Général sont en lutte avec leur Intersyndicale FSU-CGT, soutenue par SUD pour l’abrogation de cette délibération particulièrement indigne. Pour soutenir ce mouvement et obliger le conseil général à abroger cette délibération vous pouvez signer ici la pétition en ligne sur le blog FSU, l’imprimer, la diffuser à vos contacts.

La présidente du Conseil Général a répondu à cette courageuse mobilisation par la répression et l’arrogance. La lettre ouverte suivante de réponse lui a été adressée.

Madame la Présidente,

Nous vous apportons nos réponses suite à vos propos tenus lors de la conférence de presse du 26/11/14.

Sur l’attribution des contrats jeunes majeurs
A moins de discréditer les cadres dirigeant les services de protection de l’enfance, vous ne pouvez affirmer que jusque là, les travailleurs sociaux, au mépris des procédures institutionnelles validées par la Commission Permanente, décideraient seuls de la signature des contrats jeunes majeurs. En effet, depuis plusieurs années une Commission Jeunes Majeurs a été créée par l’institution. Elle est composée de manière permanente de la Directrice Prévention Protection de l’Enfance, de la conseillère technique en charge des mineurs étrangers isolés et d’un Adjoint à la Direction d’une MDD en charge de l’enfance et de la famille. Cette commission examine un dossier complet comprenant la demande du jeune et l’avis de son référent éducatif validé par son Responsable Enfance. Elle reçoit le jeune accompagné par la personne de son choix qui vient présenter et argumenter son projet de vie. A l’issue de cette séance, la demande est acceptée ou rejetée par la commission qui en fixe les modalités et les objectifs.

Sur les mineurs étrangers isolés
Vous affirmez dans le Populaire du 27 novembre le principe de la préférence nationale : « … sous peine de faire le jeu du Front National qui dénonce l’assistanat à chaque occasion. […] d’autres qui prétendent au contrat jeune majeur alors qu’ils sont arrivés le mois dernier du Congo ou d’autres pays… ». La loi impose aux départements la protection physique des mineurs SANS distinction. Cette prise en charge est d’ailleurs ordonnée par le Procureur de la République ou le Juge des Enfants. Il y a une répartition nationale de l’accueil des jeunes en fonction des places disponibles dans chaque département. Les jeunes ne choisissent donc pas où ils vont aller.
Ces propos confirment nos inquiétudes sur le caractère discriminatoire de ces nouvelles orientations qui fixent à plus de trois années de prise en charge à l’ASE l’éligibilité au contrat. Si l’on suit votre raisonnement gestionnaire, le coût financier de la prise en charge par le Conseil général durant la minorité de ces jeunes serait donc un investissement à perte puisque le plus souvent, ce jeune ne sera pas en capacité de s’assumer à sa majorité.

Sur les agitateurs
Les personnes présentes le lundi 24 novembre lors de l’occupation des locaux étaient des travailleurs sociaux du Conseil général et du CDEF. Quelques professionnels du milieu associatif de l’enfance était présents, concernés par la délibération. Le reportage diffusé par France 3 ce jour témoigne du caractère bon enfant de l’évacuation de l’Hôtel du Département et de notre mouvement.

Sur les prochaines élections professionnelles
Quant à vos insinuations sur le fait d’utiliser ce mouvement pour les prochaines élections professionnelles… nous ne ferons même pas de commentaire. Le calcul politique n’est pas le fondement de ces revendications purement éthiques et qui visent à défendre les usagers du service public.

Vous voulez siffler la fin de la récré… Nous vous rappelons que l’avenir des jeunes majeurs n’est pas un jeu, et que la souffrance et la précarité n’en sont pas les règles.

LE MEPRIS A ASSEZ DURE ! LE MOUVEMENT CONTINUE !

Lien Permanent pour cet article : https://www.pg87.fr/signez-la-petition-pour-labrogation-de-la-deliberation-du-cg-87/

2 pings

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.